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Alors que d'aucuns se félicitaient du retour D'Alain Jupé au Quai D'Orsay et s'attendaient à un renouveau de la Diplomatie Française, le président Sarkozy est intervenu, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, bousculant et renversant tout sur son passage et tordant le coup à la diplomatie Européenne balbutiante.

Même Alain Jupé qui se trouvait le jeudi 10-03-2011 à Bruxelles pour la réunion préparatoires des ministres Européens des Affaires étrangères en vue de la réunion au sommet prévue le vendredi 11-03-2011 sur, entre autres sujets brûlants de l'actualité, la crise Libyenne, a été pris de court et perturbé par la soudaine et inattendue intervention du président Sarkozy en faveur des deux émissaires du Conseil national de transition Libyen qu'il venait de recevoir en grande pompe à L'Elysée sur proposition et conseil de Bernard Henry Lévy, cet autre Utopique "has been".

D'un extrême à l'autre,

Accusée de faiblesse, de manque de vision et de réactivité en Tunisie et en Egypte,

La Diplomatie Française version Sarkozy veut aller plus vite que la musique.

Elle patine et accuse de graves ratés sur la crise Libyenne au risque de diviser davantage L'Union Européenne sur le sujet et de retourner l'opinion Arabe contre les Occidentaux.

A la différence de la Tunisie, de L'Egypte et du Yémen, la Libye connaît quant à elle, une véritable guerre civile avec des insurgés armés dont le seul objectif est d'en arriver à bout de Khadafi et de ceux qui lui sont restés fidèles par la force et non par des manifestations pacifiques.

A la guerre comme à la guerre, Khadafi a choisi de se battre pour sauver sa peau ainsi que celle des siens et de ceux qui lui sont restés fidèles, les insurgés ne lui ayant pas laissé une autre alternative.

Bien que n'étant pas exempt de tout reproche en matière de respect des droits de l'homme, Khadafi a beaucoup fait pour les Libyens qui ne connaissent pas la même situation de pauvreté que les autres Arabes Africains et mérite bien une sortie honorable et non une fin à la "Ceaucescu"

Carton rouge aux Chefs d'Etat Africains dont le silence assourdissant n'a d'égal que leurs hypocrisies et leur absence de courage et de dignité, soucieux qu'ils sont que de leurs intérêts immédiats.

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