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Depuis le 17 décembre 2010, date des premières manifestations populaires en Tunisie contre le régime de Ben Ali, le vent de L'Histoire souffle en rafale dans le monde Arabe balayant sur son passage Hosni Moubarack.

De la Tunisie au Yémén en passant par L'Egypte, L'Algérie et la Libye, de nombreuses populations Arabes se révoltent contre leurs Dirigeants et expriment leurs aspirations à plus de liberté et de démocratie.

Bien que L'Histoire se soit accélérée en Tunisie et en Egypte avec le soutien très intéressé des Occidentaux qui, jusqu'ici avaient contribué à la mise en place et au maintien de ces Dirigeants Arabes qu'ils qualifient aujourd'hui de Dictateurs, il n'en demeure pas moins que la situation risque d'engendrer plus de problémes que de satisfaction, aussi bien pour le monde Arabe que pour le reste du monde.

Mal préparées et sans alternative crédible, les populations Tunisiennes et Egyptiennes libérées de Ben Ali et de Moubarack se cherchent et se heurtent aux dures réalités de la Réal-politique avec des lendemains qui déchantent dans une situation pour le moins que l'on puisse dire, inorganisée, voire anarchique qui n'augure rien de réjouissant.

Le vent de panique qui commençait à souffler dans tout le Proche et Moyen Orient semble donner des signes d'essoufflement, le colonel Khadafi que d'aucuns croyaient très affaibli et plus proche de la sortie que du maintien au pouvoir semble plus que jamais déterminé à reprendre la situation en main n'en déplaise aux opportunistes Yankees qui cherchent à sauter maladroitement sur la proie Libyenne avec ses importants gisements de pétrole sous les arguments fallacieux d'ingérence humanitaire alors que le sort des populations Libyennes n'est que le cadet de leurs soucis.

C'est l'occasion de saluer la nouvelle voix de la diplomatie Française qui commence à se positionner et à donner une nouvelle impulsion à la politique étrangère Européenne pour se faire entendre et contrer les visées hégémoniques des USA dans cette partie du monde.

Terrifiés à l'idée que ce vent de révolte se propage dans leurs pays, les dirigeants Subsahariens se terrent et cherchent à se faire oublier pour un moment, dans un silence assouridissant, le seul qui semble se satisfaire de ce vent de panique étant Laurent Gbagbo.

Alors que Boutéflika semble avoir jugulé la contagion dans un bain de sang avec des Forces de L'Ordre rompues à la tâche, à Sanaa, Ali Abdullah Saleh se démène comme un diable pour contenir la contestation populaire qui ne semble pas faiblir tandis que le roi Mohamed VI peut quant à lui dormir sur ses lauriets, les Marocains n'étant pas prêts à suivre le mouvement à l'aveuglette d'autant plus que le Maroc connaît et vit plus et mieux que n'importe quel autre pays Arabe, au rythme de la démocratie parlementaire depuis des années.

Toujours est-il que ce Printemps Arabe commence à montrer ses limites et risque de se terminer en désillusions, le monde Arabe ayant des réalités culturelles spécifiques que les Occidentaux doivent comprendre et respecter en admettant que leur démocratie n'est pas exportable partout comme de la marchandise.

Dommage que les Yankees semblent n'avoir pas retenu la leçon du Golfe et de L'Afghanistan.

Il est important de soutenir les aspirations du monde Arabe à plus de liberté mais faudrait-il que cela se fasse dans la concertation et le dialogue dans un mouvement organisé qui puisse jeter les bases de la démocratie.

Il est tout aussi important d'accompagner les peuples déjà libérées aussi bien sur le plan organisationnel politique que humanitaire, social et économique.

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