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La situation inédite qui prévaut en Côte D'Ivoire depuis le coup de force de Laurent Gbagbo avec la complicité du conseil constitutionnel et le soutien de son Obligé de général Chef D'Etat Major des Armées qu'il avait lui même nommé à ce poste en 2004, est inacceptable et dangereuse pour le fragile équilibre de la sous-région Ouest Africaine.

Bafouant les accords de Mars 2007 de Ouagadougou signés par toutes les parties prenantes au processus de normalisation en Côte D'Ivoire et qui devaient servir de base légale sous l'égide des Nations Unies, organe chargé de veiller à la régularité du processus électoral et d’assurer la certification finale des résultats du scrutin présidentiel, Laurent Gbagbo continue de défier la communauté internationale au risque d'isoler la Côte D'Ivoire et d'enfoncer davantage ses populations dans la crise à laquelle elles sont confrontées depuis une décennie.

Toutes les sources sûres bien introduites dans les allées de la présidence de Côte D'Ivoire avancent que Gbagbo et ses Hommes de confiance dont Paul Yao Ndré et Philippe Mangou sont en train d'exécuter leur plan "B" qui doit leur permettre de garder le pouvoir, ce, en dépit de la volonté populaire et au mépris des accords qu'ils ont signés.

Laurent Gbagbo dont le mandat s'est achevé depuis octobre 2005 a sans cesse reculé la date de l'élection présidentielle jusqu'en 2010, rassuré qu'il a été par les sondages d'opinion qu'il avait commandités, que le moment était venu et les conditions désormais réunies pour  la remporter.

Prévoyant et prêt à tout pour garder le pouvoir, Gbagbo et ses Hommes avaient cependant prévu ce plan "B" dont l'exécution a heurté tous les démocrates soucieux du respect des règles de transparence et de régularité en matière électorale. 

La pilule aurait été moins amère si Paul Yao Ndré y avait, au moins mis les formes.

Des réclamations, une enquête et des conclusions  ficelées en moins de 24 heures pour retourner les résultats de la commission nationale indépendante au profit de Laurent Gbagbo.

Les Enquêteurs les plus doués des séries US ont désormais "L'Ecole" Ivoirienne pour se perfectionner.

En effet dans sa précipitation, le conseil constitutionnel a donné l'impression d'avoir servi les résultats d'une enquête commanditée dont les conclusions étaient déjà sur la table de Gbagbo, au cas où les résultats de la Présidentielle n'étaient pas conformes à leur attente.

Les tergiversations diplomatiques ne servent pas à grand chose pour qui connaît le personnage "Gbagbo".

L'UA, les organisations régionales et sous régionales ainsi que L'UE et L'ONU doivent prendre leur responsabilité en sachant que Gbagbo est prêt à tout pour s'accrocher au pouvoir, prêt à affronter le monde entier et enfin prêt à prendre le risque de sortir de sa présidence, la tête devant et les jambes derrière, allongé dans un cercueil.

En tout cas, la situation n'a que trop duré et ne présage rien de bon.

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