Illustration_Dadiscamara

Grièvement blessé par balles (mal) tirées à bout portant par son Aide de camp, le capitaine Moussa Dadis Camara est depuis le jeudi 3-12-2009 trimbalé d'hôpital en hôpital, du camp militaire Almamy Samory Touré à la base de Yimbayah, du Sénégal au Maroc où il a été opéré et hospitalisé, son état n'étant pas désespéré selon les communiqués officiels minutieusement distillés par le secretaire général de la présidence du CNDD le commandant Kélétigui Faro.

Ce qui devait arrivé est tout simplement arrivé en Guinée et nul besoin d'être devin, éminent Politologue ou spécialiste de la Guinée pour prédire des moments plus que difficiles pour la Guinée, les Guinéens et les pays de la sous région.

D'aucuns savaient que Dadis Camara ne tenait pas ses troupes, des militaires hors-la-loi, divisés en clans, plus indisciplinés les uns que les autres ; une situation qui ne pouvait qu'engendrer le désordre et l'anarchie, leur chef de capitaine putchiste navigant à vue dans la terreur et l'arbitraire érigés en système et seule méthode de gouvernement.

L'ère Dadis Camara semble bel et bien terminé, aussi bien politiquement que physiquement, les séquelles de ses blessures venant s'ajouter à ses tares déjà nombreuses.

Et la communauté internationale dans tout ce désordre ?

Après les condamnations tous azimuts au lendemain de la tuerie du 28 septembre, L'union Africaine s'est contentée hypocritement de nommer un "médiateur" L'Union Européenne et les Nations unies se sont quant à elles contentées pour le moment du "minimum syndical",  le rapport d'enquête qui leur sera transmis par les enquêteurs internationaux dépêchés en Guinée du 15-11 au 4-12-2009 risque quant à lui de grossir les archives de la diplomatie.

Les arrestations arbitraires et les règlements de compte se font au grand jour dans une confusion totale, le Général Sékouba Konaté assurant l'intérim de la présidence du CNDD en l'absence de Dadis Camara et du général Mamadouba Camara "Toto", tous deux hospitalisés actuellement au Maroc ne parvenant pas à remettre de l'ordre dans les rangs de la troupe.

La chasse à l'homme lancée par les Loyalistes du général Konaté contre les fidéles du lieutenant Aboubacar Sidiki Chérif Diakité alias "Toumba"ne fait qu'en rajouter au sentiment de désordre et de terreur dans un champ de bataille déjà trop ensanglanté.

La Guinée est plus que jamais au bord du précipice, tous les ingrédients étant réunis pour exposer les civiles à une situation à la Sierra-Léonaise, voire à la Libérienne.

Pourvu que le Lieutenant Toumba dont les fidéles sont plus disciplinés et aguerris que les soldats loyalistes ne prenne le dessus compte-tenu des forts soupçons de participation directe de Toumba dans les massacres du 28 septembre 2009.

Dans tous les cas de figure, la Guinée risque de rester encore longtemps sous le joug de la dictature militaire sous le regard complice et désintéressé de la communauté internationale.

Seckasysteme compatissant avec le peuple Guinéen martyre////////////////////