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« c’est toi-même que je voulais investir à Kébémer lors des élections législatives mais on m’avait raconté des contrevérités au sujet de ta maladie. Pire, on m’avait même raconté que tu étais paralysé », a-t-il dit à l’ex-ministre.  

Et le locataire du Palais de lui ordonner : « je te demande d’aller organiser un grand meeting à Kébémer, histoire de matérialiser ton come-back dans l’arène politique et montrer que tu as toujours ce don pour mobiliser les foules, sans oublier de redynamiser le mouvement de soutien que tu avais créé pour moi ».

Lors de cette audience à laquelle ils avaient aussi pris part, certains membres de la famille d’Issa Mbaye Samb ont tenu à remercier Me Wade pour son attachement envers l’ancien ministre. Là, le chef de l’Etat leur a rétorqué : « que personne ne me remercie pour quoi que ce soit, Issa Mbaye Samb est comme mon propre fils, j’avais avec son père de solides relations d’amitié »
C'est à désespérer si ces propos sont bien de monsieur le président de la République du Sénégal.
Je suis déboussolé et n'y comprends plus grand chose.
J'ai tourné et retourné plus d'une fois tous les sujets de l'actualité politique de ces derniers mois au Sénégal. Malgré toutes mes précautions j'en suis toujours à me demander si j'hallucine ou si c'est effectivement la boussole politique Sénégalaise qui s'est emballée tel un gigantesque tourbillon emportant sur son passage toutes éthiques et valeurs de nos traditions sociales et républicaines.

J'en suis arrivé à ne plus reconnaître notre Mandéla national, l'un de nos plus illustres opposants politiques de Senghor et de Diouf des décennies durant, Je parle bien entendu du président Wade sur lequel reposait tout l'espoir du peuple Sénégalais en 2000.

Bien entendu, l'espoir que Wade avait suscité au près de ses concitoyens était tel que 20 ans n'auraient pas suffi pour lui permettre d'y répondre positivement mais force est de reconnaître que la déception est immense auprès des populations Sénégalaises, non pas parce que le président Wade n'ait pas réussi à résoudre leurs problèmes les plus élémentaires mais surtout, parce que la Gouvernance de L'Alternance est pire que la précédente aux yeux, à l'entendement et au quotidien de la majorité des Sénégalais.

Le capital-confiance était cependant si important que le président Wade bénéficiait encore jusqu'en 2007, de la confiance, du respect et de l'admiration de la majorité des Sénégalais.

La majorité des Sénégalais semblait comprendre et soutenir le président Wade dans son bras de fer qui l'a pendant longtemps opposé à l'ancien premier ministre Idrissa Seck.

La majorité du peuple Sénégalais a commencé à douter et à rejeter le président Wade dans son bras de fer contre l'ancien premier ministre Macky Sall alors président de l'assemblée nationale.

La majorité du peuple Sénégalais a fini par comprendre que la plus grande obsession du  président Wade était de hisser son fils Karim Meïssa Wade à sa place pour lui succéder.

Les Sénégalais dans leur grande majorité se sont ensuite révoltés et ont fini par exprimer leur mécontentement et leur désaccord aux visées "monarchiques" du roi de L'Alternance comme en témoignent si besoin en étaient, les résultats des élections locales du 22 mars dernier avec la victoire de L'Opposition dans presque toutes les grandes villes du pays.

Bien sûr que la coalition Sopi du président Wade est arrivée en tête en voix sur le décompte de l'ensemble des résultats au niveau national mais force est de reconnaître, et au risque de m'exposer à des critiques incendiaires, que la démocratie montre ses limites dans les campagnes Sénégalaises avec l'achat des consciences et tout le trafic qui va avec, de la part des "marabouts" et autres notables influents ; des voix en coffret-cadeau sous forme de "Ndiggël" (recommandation) du "Marabout".

Au grand dam de l'opposition Sénégalaise, le Président Wade semble faire fi de la défiance des électeurs significatifs Sénégalais ( ce qui n'a rien de péjoratif mais qui traduit plutôt la réalité au Sénégal entre électeurs intellectuels des villes et ceux des Campagnes qui n'y comprennent pas grand chose dans leur majorité) et continue de voguer à contre-courant de l'opinion publique majoritaire qui aspire à des changements.

Contrairement à de nombreux Sénégalais, je suis contre les "apriori" et le "tout sauf Karim" dans la mesure où Karim Wade est Sénégalais comme eux, qu'il a des compétences et que bien entendu, le seul fait d'être le fils du président ne doit pas lui ouvrir toutes les portes plus qu'un autre, mais également que ce fait ne lui soit pas non plus préjudiciable et brandi comme un handicap.

Mais voilà!!!!

Les faits sont là et les dépêches politiques sont plus inattendues, voire plus surprenantes  les une que les autres depuis la "création" du gouvernement Souleymane N'Déné N'Diaye.

Nul doute que Karim va travailler et apporter au Sénégal beaucoup plus et mieux que n'importe quel autre Sénégalais dans son méga ministère de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures.

Seckasysteme lui souhaite beaucoup de réussites, beaucoup de succès.

Tel un acte de défiance à ses compatriotes qui lui ont accordé et renouveler leur confiance en 2007, le président Wade semble se moquer pas mal de ces mêmes électeurs qui viennent de lui adresser un message le 22 mars dernier en propulsant ainsi son fils à un niveau de responsabilité au quel, lui même ne s'attendait pas, toujours dans l'exécution de son programme et de son plan.

Les mauvaises langues murmurent que Wade est habité par le "Diable", qu'il est "entre les mains" de certains qui en savent trop sur lui, d'autres disent à voix basses que c'est la faute à son entourage et d'autres encore, plus "concierges" avancent avec micros et caméras que le président ne jouit plus de ses facultés mentales et que sa fin est proche.

En tous cas, les cafouillages et tergiversations aux quels nous avons assisté cette semaine en direct du palais Léopold Sédar Sengor n'honorent pas le Sénégal et la pauvre démocratie Africaine ne s'en est trouvée que plus immature et fragilisée.

En une semaine, limoger des ministres, les reprendre, leur redonner leur porte-feuille au détriment d'autres ministres qui venaient d'être nommés, réduire à peau de chagrin un ministère en l'amputant de sa partie la plus importante et y revenir le lendemain après les remontrances et contestations du ministre concerné ; limoger des ministres et les reprendre 3 jours après pour les nommer Ministres D'Etat sans portefeuille mais auprès du président de la république et j'en passe des meilleurs avec ce limogeage du ministre de la culture Mame Birame Diouf qui a été ensuite rappelé pour un ministère à temps partiel pour s'occuper d'un féstival.

Pour couronner le tout, le président tient comme à la prunelle de ses yeux à cette prochaine loi devant porter, le 15 mai prochain, création d'un poste de vice-présidence réservée à une femme.

Loi anticonstitutionnelle tout simplement.

Certaines femmes s'en réjouissent et crien t victoire mais semblent n'avoir pas conscience qu'au nom de la parité aveugle que prône le président Wade pour des intérêts purement électoralistes et politiciennes, elles seront ainsi pénalisées parce que écartées de facto pour la Présidence.

Pure diversion que ces manoeuvres politiciennes dignes d'une république bananière, la priorité du peuple Sénégalais étant ailleurs.

Ces Sénégalais nés de femmes et d'hommes désirent vivre en harmonie, dans l'amour et la paix.

Ces Sénégalais ne désirent rien d'autre que des responsables politiques compétents et soucieux de l'avenir de leurs enfants et de leurs difficultés à survivre.

Senghor, le Républicain doit se retourner dans sa tombe!

La situation est d'autant plus regrettable que ces voix et mains tapis dans l'ombre semblent dominer les compétences et talents de la trempe de Abdoulaye Diop, Cheikh Tidiane Sy et  Cheikh Tidiane Gadio pour ne citer que ceux-là ; ces Hommes d'état de grande envergure qui semblent avoir les mains liées au point de ne pouvoir voler au secours du président Wade contre ces Hommes de l'ombre qui le ménent à sa perte et vers une sortie pas vraiment glorieuse.
Seckasysteme.