Sans véritable leader ni projet, la Gauche est cependant parvenue à se surpasser localement pour damer le pion à sa principale rivale: L'UMP.
Avec 48,92% et 51,1% de voix, respectivement aux Municipales et aux Cantonales, la Gauche est sans conteste la grande gagnante des élections municipales et cantonales qui se sont déroulées les 09 et 16-03-2008 en France.
Avec 47,47% et 44,40% des voix, la Droite dont les principaux responsables s'attendaient au pire, a néanmoins sauvé l'honneur et limité la déroute annoncée.
Quant au MODEM et son leader tout comme les Verts, la LCR et le FN; ils ont été tout simplement laminés avec des scores insignifiants.
D'aucuns peuvent même parler de déroute de la Droite, tellement la victoire de la Gauche est encore beaucoup plus importante que ne le laissent apparaître les pourcentages en voix obtenus par les uns et les autres, notamment lorsque l'on examine le nombre de communes et de cantons désormais sous la bannière rose.
A l'exception de Marseille, toutes les grandes métropoles, allant de Strasbourg à la Canebière en passant par Paris, Lille, Lyon, Nantes et Toulouse.
De 145 contre 160 pour la Droite à la veille de ce scrutin, les grandes villes contrôlées par la Gauche sont passées à 183 contre 124.
Sur les 101 départements, les 6o sont désormais roses, la Gauche ayant réussi à en faire bsculer 9 dans son escarcelle.
Cette écrasante victoire de la Gauche est loin d'être une surprise, les principaux Généraux de la Droite ayant pratiquement jeté l'éponge et abandonné leurs troupes avant même le début des joutes. Rares ont été les candidats de Droite qui ont osé exprimé ou mettre en avant leur appartenance à L'UMP.
Bien évidemment la base ainsi que les sympathisants de Droite ne se sont pas mobilisés, certains regrettant amèrement les parachutages et divisions internes entre autres calculs politiciens de leurs responsables de parti qui ont préféré mettre en berne leurs convictions et idéaux politiques pour se démarquer de Sarkozy en perte de popularité.
Que le camp de la majorité présidentielle le reconnaisse ou non, qu'il fasse semblant de ne rien voir ni comprendre ne change rien; le message est pourtant clair: les électeurs l'ont sévèrement sanctionné.
C'est à croire même que nombreux seraient élus les candidats qui se seraient même présentés sous l'étiquette "Seckasysteme" tellement les frustrations sont grandes et les mécontentements contenus prêts à exploser; nombreux sont ceux et celles qui n'attendaient que la moindre occasion pour les exprimer.
Encore plus que la méthode et le style Sarkozy, c'est tout le système actuel que la majorité des électeurs semble avoir rejeté.
D'aucuns le reconnaissent cependant; la Gauche n'est pas encore prête et ne présente aucune garantie pour l'avenir, pour des solutions à la crise à laquelle sont confrontés les ménages français et qui a pour nom: Pouvoir d'achat.
En attendant les lointaines joutes électorales nationales, les uns et les autres se contenteront de leurs nouvelles équipes municipales et cantonales pour leur prodiguer des soins palliatifs pour compenser le manque de sollicitude à leur égard, de la part de François Fillon et de son équipe.