Assemblee_sn2007

Sauf un miracle,les élections législatives prévues le 03-06-2007 au Sénégal auront bel et bien lieu au grand désespoir du Front Siggil Sénégal qui regroupe les différentes formatiions politiques Sénégalaises ayant décidé de les boycotter.
En effet la décison du Conseil D'Etat au sujet des requêtes en annulation du décret présidentiel portant répartition des sièges des députés par département qui n'était que secret de polichinelle mal gardée,est venue,le mercredi 23-06-2007,confirmer les assurances du pouvoir quant à la tenue le 03-06-2007,des élections législatives comme prévue.Deux poids,deux mesures diront certains,dans la mesure où le même Conseil D'Etat avait donné raison en janvier dernier,à la LD/MPT et au Parti socialiste dans leur requête conjointe de même objet que celle du Ps et du député Khalifa A Sall,qui vient d'être rejetée.
Le Conseil D'Etat est-il à l'image de presque toutes les autres institutions de la République Sénégalaises?c-à-d:sous l'influence, voire,,la manipulation et le contrôle du Pouvoir exécutif.En tout cas,des coïncidences troublantes ainsi que certaines voix autorisées du pouvoir exécutif n'ont fait que renforcer dans l'opinion publique,les doutes sur l'indépendance du tribunal administratif.
Le président Wade et son entourage voulaient le découplage des élections présidentielles et législatives,le Conseil D'Etat a assouvi cette volonté avec sa décision rendue en janvier dernier,refermant sur l'opposition,le piège tendu à l'époque par le président Wade,à celle-ci.Cette fois-ci,c'est l'inverse;c'est en effet l'opposition qui n'est pas prête et c'est elle qui voulait le report des élections législatives alors que le PDS de Wade,lui,est plus que prêt.Fort de son succès à la présidentielle du 25 février dernier,Wade et son PDS se sentent pousser des ailes et sont assurés d'une écrasante victoire,face à une opposition divisée,laminée,groguie après sa défaite,sans leaderchip véritable.Dans ces conditions le Conseil D'Etat pouvait-il aller à l'encontre de la volonté de Wade et de son ministre de l'intérieur Ousmane N'Gom?Celui-ci déclarait avant-hier que l'opposition pouvait continuer de rêver,mais que rien ne pouvait aller à l'encontre de sa volonté de faire respecter le calendrier électorale.
Ainsi s'achemine le Sénégal vers un 2ème mandat de Wade et du PDS,sans partage,sans opposition crédible.La démocratie sénégalaise est-elle malade?

Selon certains, non seulement elle est gravement atteinte dans ses fondements même,mais elle se trouve instrumentalisée au seul profit d'un clan,d'une tribu.
Et ceux-là, de se référer à Amnesty international qui vient d'épingler le Sénégal dans son dernier rapport annuel.Sont dénoncés entre autres griefs déjà portés contre le pouvoir libéral de Abdoulaye Wade:
-Le recul de la liberté d'expression sur fond de harcellement,d'intimidations,d'interpellations et d'emprisonnement de journalistes et d'intellectuels de la société civile ainsi que l'interdiction d'ouvrages et d'oeuvres artistiques;
-Les mêmes exactions et répressions constatées à l'encontre d'opposants politiques;
-L'instrumentalisation de l'apareil judiciaire et policier,

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