Police_SenegalaiseHallucinant, ahurissant!!!!

1485 Policiers ont été définitivement radiés au Sénégal. 1485 fonctionnaires de Police dont 3 Commissaires divisionnaires tous titulaires de la médaille de chevalier de l'ordre national du Lion, 8 Commissaires de Police principaux tous cités à l'ordre du mérite, 20 Commissaires de Police de 1ère et 2ème classe, 4 Officiers de Paix superieur dont 2 Colonels Commandeurs de l'ordre national et 2 Commandants chevaliers de l'ordre du mérite,160 Officiers de Police et de Paix, 280 Inspecteurs de Police et Sous-Officiers de Paix et 1016 Brigadiers chefs et Gardiens de la Paix dont la grande majorité était titulaire de la médaille d'honneur de la Police.

A quelques rares exceptions près, aucun policier diplômé de l'enseignement supérieur n'a été épargné par cette purge.
Rassurez-vous, celà s'est passé le 28 Avril 1987 suite à des manifestations des forces de Police du Sénégal les 13 et 14 avril 1987 ; manifestations sanctionnées par les Autorités Socialistes d'alors par une mesure de suspension de l'ensemble des Policiers du Sénégal (plus de 4800) suivant un decret lu dans le journal télévisé de 20h de ce 14-04-1987.

Ce fut ensuite une "loi" anticonstitutionnelle votée le 28-04-1987 par la majorité des députés socialistes d'alors ; une loi portant radiation du corps des forces de police.
Comme le titrait Sud Hebdo du 12-01-1989 "La Préméditation" et "L'Arbitraire", cette mesure inédite n'a été qu'un simulacre de procés contre la POLICE Sénégalaise qui faisait peur aux Dirigeants Socialistes d'alors qui la jugeaient trop élitiste, intellectuelle et pas assez soumise à leur cause d'autant plus que ceux-ci fondaient leur pouvoir, non seulement sur la corruption et le clientélisme, mais aussi sur la maîtrise compléte de la mécanique policière.

Evidemment, comme l'avait démontré brilamment à l'époque le Professeur de droit Kader Boye, le pouvoir socialiste avait tout planifié pour se débarasser de tous les policiers qui ne leur étaient pas favorables ou qui présentaient une entrave potentielle à leur politique.
L'affaire "Baba N'Diaye" décédé en prison et non dans les locaux de la Police où il avait subi un interrogatoire qualifié de musclé et les sanctions judiciaires infligées à quelques éléments de la Police reconnus à tort ou à raison comme résponsables de sa mort n'ont été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

En effet, les manifestations pacifiques et débonaires de quelques Policiers du Commissariat central de Dakar qui entendaient exprimer leur soutien à leurs collégues condamnés et protester contre les manipulations politiciennes dont la police était devenue l'objet de la part du Pouvoir socialiste d'alors, ont été l'occasion pour le pouvoir de mettre à exécution son plan de démantellement de la Police Sénégalaise.
Triste 20ème anniversaire que ce 13-04-1987.
Cette injustice qui a été condamnée et combattu par Abdoulaye Wade et le PDS d'alors n'a pas jusqu'ici été réparée.

La réintégration de quelques policiers, je dirais plutôt ; le "recasement" de quelques policiers dans la "Police municipale"créee pour la circonstance pour des Policiers formés dans l'une des meilleures écoles de Police d'afrique occidentale, des Officiers de Police judiciaires au professionnalisme et à la compétence reconnus à travers le monde, aussi bien à L'ONU, à INTERPOL que partout dans le monde où leurs services ont été sollicités.
Quand la Politique politicienne nous tient!
Abdoulaye Wade qui allait souvent à Liberté4 pour soutenir les Policiers radiés et leurs familles, aussi bien avec de l'argent que de sacs de riz, n'a pas fait grand chose pour réparer cette injustice.

Certes, aussi bien les Inspecteurs de police que les Gardiens de la Paix radiés et cantonnés dans les Polices mucipales ont été reversés à la Police nationale pour répondre à des besoins urgents de personnel, mais il n'en demeure pas moins le cas douloureux des anciens cadres radiés: Ces Commissaires de Police et Officiers de Police que le pouvoir a oublié comme des Commandants de bateau sans bateau et sans matelot, dans de lugubres bureaux de Police municipale Tout simplement parceque ces Officiers sont plus gradés...

"que les actuels dirigeants de la Police Sénégalaise et que leur compléte réintégration aurait crée des chamboulements dans la hiérarchie Policière actuelle.

Certains commisaires radiés sont aujourd'hui à la retraite mais la reintégration de quelques uns d'entre eux comme Abass Sakho ou Diedhiou qui a été le chef de service de plusieurs actuels directeurs de service au MINT(Ministère de l'interieur)à la SU 

(Sûreté urbaine)pose problème.

Nombreux sont ces anciens Commissaires méritants radiés, plus anciens et gradés que l'actuel Directeur général de la Sûreté nationale Léopold Diouf.

Bien que trés professionnel et méritant Léopold serait peut-être nommé Ambassadeur quelque part dans le monde"

 

Que de démagogie que de crier et de dénoncer la fuite des cerveaux alors que des cadres Sénégalais formés à coût de millions sont inexploités et laissés en veilleuse pour des raisons de polique politicienne.

Célébrons quand même ce triste anniversaire en ayant une pensée pieuse pour tous les ex policiers radiés disparus de chagrin(n'oublions pas qu'il y'a eu beaucoup de suicides et de morts mystérieuses de policiers dans les mois qui ont suivi la radiation)

Une pensée à l'endroit de ceux d'entre eux qui ont beaucoup souffert et qui continuent de souffrir de cette injustice.

Compassion sincère avec tous ces Radiés qui n'ont pas accepté d'en rajouter à leur humiliation en rejoignant une Police au rabais, Ces Radiés qui ont préféré s'exiler aux quatre coins du monde."

Bien que le Président Abdoulaye Wade et son Gouvernement aient redonné à quelques Policiers du Sénégal, leur fierté et leur dignité.(Réintégration sur mesure et nouveau statut courant 2009) il n'en demeure pas moins d'actualité, la nécessaire résolution défitive de cette situation qui n'a que trop duré.

Et la continuité de L'Etat ?

D'aucuns reconnaissent que cette affaire dite des "Policiers radiés" a été une  grande injustice de la part de L'Etat Sénégalais.

Cette affaire n'aurait jamais pu se passer dans une Démocratie occidentale, aussi, en appelons-nous à la réparation de cette injustice pour la dignité de ceux qui ont perdu la leur juste pour avoir été là au mauvais moment. 

Secka_du_12_5_2006

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