10 février 2007
La Guinée au bord de l'implosion
Les Guinéens qui commençaient à entrevoir le bout de leurs 50 longues années de dictature(depuis l'indépendance en 1957)se sont réveillés sous les bruits de bottes et les maniféstations violentes,suite à la nomination contestée du premier ministre Eugène Camara.Le bilan des victimes de la repression s'alourdit d'heure en heure;5 morts et des centaines de blessés graves rien que pour la journée de ce samedi 10-02-2007
En Guinée,l'acalmie n'aura été que de courte durée avec la suspension de la grève générale qui avait paralysé tout le pays, du 10-01 au 27-01-2007,suite aux accords tripartites signés entre L'Intercentrale et ses Alliés de la Société civile d'un côté et de l'autre,les Hautes Autorités représentants les Institutions Républicaines et le Président Lansana Conté.
Malheureusement,la nomination du premier ministre qui devait permettre le retour à la paix civile aura été le déclencheur des nouvelles hostilités,Eugène Camara l'élu à la Primature ne faisant pas l'unanimité;plutôt décrié qu'il est, par la majorité des parties prenantes au conflit qui le qualifie d'homme de paille du Dictateur Lansana Conté.
La journée de ce Samedi a été particulièrement sanglante avec son lot de 5 morts(bilan provisoire)et de plus d'une centaine de blessés graves dont la plupart,par balles réelles tirées par les Forces de l'ordre.
La tuerie a commencé ce matin avec la mort de 2 jeunes manifestants abattus par les Bérets rouges du Bataillon autonome spécial Présidentiel au moment où le cortège du Président Conté essuyait des jets de pierres.Le paroxisme de la violence et de la répression a été atteinte à Kankan,où un militaire a ouvert le feu sans sommation sur les manifestants faisant de nombreux blessés.Ce militaire a été ensuite poursuivi,lynché,aspergé d'essence et brûlé vif par la foule en furie.
Aussi bien à Labé,Pita,Siguiry,cité aurifère à la frontière Malienne,Dinguiraye,cité religieuse,Dalaba et Nzérékoré à 1000km de Conakry,pour ne citer que ces villes;des Préfectures,des édifices publics ainsi que des symboles de L'Etat ont été brûlés ou saccagés par les Manifestants.
A Conakry,c'est le chaos,la résidence du Président Bissao-Guinéen,Nino Viera ainsi que celle du Ministre D'Etat Solana ont été saccagées;les Missions des Nations unies ainsi que les Chancelleries occidentales n'excluent plus l'évacuation de leurs personnels et ressortissants,pour la plupart,vers Dakar.Air France vient de suspendre ses vols sur Conakry;bref,la situation est confuse et trés préoccupante à Conakry.
A mon humble avis,cette fois ci sera la bonne,bien que le sacrifice risque d'être trés lourd;le Dictateur Conté ayant même fait appel à plus de 400 anciens combattants de l'ULIMO,une ancienne milice Liberienne qui était hébergée et entretenue par le Général-Dictateur, du temps où celle-ci combattait Charles Taylor.De source digne de foi,ces mercenaires sont logés dans la commune de Matoto et seraient prêts à mater,comme l'ont fait les militaires Bissao-Guinéens le 22-01-2007(22 morts)toutes manifestations mettant en péril,le régime de Conté.
La Guinée est au bord de l'implosion et malheureusement aucune voix ne s'élève de la Communauté internationale pour condamner et faire pression sur Lansana Conté.
Quel honteux silence!
Guinée/Tension sur fond de violence
La nomination du Premier ministre Guinéen en la personne de Eugène Camara a été trés mal accueillie par la population Guinéen dans sa grande majorité.
Aussi bien L'Intercentrale que le CNOSCG(Conseil national des organisations de la société civile Guinéenne)ont à l'unanimité rejeté la nomination de Eugène Camara,que d'aucuns qualifient "D'Homme de paille"du Président Lansana Conté.
Malheureusement la situation s'est subitement déteriorée en Guinée dès la publication du décret portant nomination de Eugène Camara à la tête de la Primature;des manifestations hostiles ont commencé dans la banlieue de Conakry notamment à Hamdalahi.La tension est montée d'un cran et les manifestations de Lycéens contre le cortège présidentiel ont fait 2 morts;la garde rapprochée du Dictateur Conté ayant tiré à balle réelle sur les jeunes manifestants,ce matin même.
Le plus inquiétant est la présence supposée de 400 ex combattants de L'ULIMO,cette ancienne milice Liberienne qui combattait Charles Taylor avec le soutien logistique du régime de Lansana Conté.Ces anciens combattants venus en Guinée pour prêter main forte à Lansana Conté,seraient hébergés dans la commune de Matoto.Cette ingérence étrangère,vient ainsi s'ajouter à celle déjà décriée,de l'incursion d'une centaine de militaires Bissao-Guinéens dépêchés auprés de Lansana Conté par le Président Nino Viera pour retour de services rendus à son ami et non moins complice.D'aucuns avaient vite mis sur le compte de ces Militaires Bissao-Guinéens,la sanglante repression du 22-01-2007,avec ses 22 morts rien que dans les rues de Conakry.
Décidément,Lansana Conté n'a pas fini de mepriser,d'insulter et de défier le Peuple Guinéen.
Comprenne qui voudra,mais force est de constater que les demi mesures et autres "mesurettes",la "Diplomatie"le Dialogue et autres négociations avec Lansana Conté,ne donneront rien.L'heure est à l'assaut final,sans complaisance et si necessaire par la force.
La révolution est rouge et dans ce cas précis,il faut s'attendre malheureusement à encore beaucoup plus de victimes.Le Peuple a certes déjà payé un lourd tribu à la Dictature de Conté,mais d'autres sacrifices risquent malheureusement d'endeuiller plusieurs familles Guinéennes,la détermination du président Conté à rester au pouvoir est telle qu'il est prêt à faire le plein des cimetières de Guinée.
A la guerre comme à la guerre,le Peuple Guinéen est acculé et contraint à tuer pour ne pas être tué,il se doit de réagir violemment pour ne pas se faire ecraser sans combattre.
C'est triste mais c'est le prix à payer pour en venir à bout;pour extirper de la Guinée,ce cancer nommé:Lansana Conté.






